L’engagement de vingt-quatre nouveaux avocats

De larges sourires, quelques larmes, beaucoup d’émotion. Vingt-quatre jeunes avocats ont prêté serment le 17 décembre. Ils rejoignent une profession en pleine évolution.

De jeunes avocats qui vont exercer dans les barreaux de Bourgoin-Jallieu, Vienne, Valence et Grenoble.

« Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ». Tel est le serment que vingt-quatre jeunes avocats ont prêté, le 17 décembre, dans une des salles d’audience du palais de justice de Grenoble. Ils font désormais partie d’un des barreaux du ressort de la cour d’appel de Grenoble.

Quelques secondes qui resteront gravées dans les mémoires.

Instant solennel, moment tout naturellement chargé d’une émotion intense. Familles et amis, tout à l’émerveillement de l’aboutissement d’années d’efforts, emplissaient la salle et l’on vit quelques larmes de bonheur venir éclairer le chœur des sourires.

C’était aussi l’occasion pour les représentants des institutions judiciaires de donner leur sentiment tout à la fois sur la promesse que représente ce serment et sur l’avenir d’une profession en pleine évolution.

Jacques Dallest, procureur général.

Le procureur général près la cour d’appel, Jacques Dallest, notait ainsi que « la conscience, c’est un engagement de tous les instants à respecter les faits et le droits, mais c’est aussi la nécessité de garder une distance lucide vis-à-vis des autres et de soi-même ». Le bâtonnier David Roguet soulignait quant à lui combien l’humanité est une valeur fondatrice du métier d’avocat : « elle assure l’accès au droit à tout justiciable, quelle que soit sa condition; elle fonde une justice humaine, rendue par des femmes et des hommes et seulement par des femmes et des hommes ».

David Roguet, bâtonnier de l’ordre des avocats de Grenoble.

Devant de jeunes avocats – la benjamine de la promotion est âgée de 25 ans – comment ne pas évoquer l’avenir de la profession? Jaques Dallest relevait la nécessité de « gagner en crédibilité », indiquant que « la déontologie ne suffit pas auprès du public », de « réussir la transition numérique » à l’heure où internet « bouleverse l’autorité du texte », et de « construire une communauté judiciaire », qui puisse assurer l’échange entre les différents acteurs de la justice.

Jean-François Beynel, Premier président de la cour d’appel de Grenoble.

David Roguet invoquait la nécessité « d’une intelligence collective » pour promouvoir l’identité de l’avocat, intransigeant sur la défense de ses libertés, responsable envers les autres tout autant que vis-à-vis de soi-même.

Le premier président de la cour d’appel, Jean-François Beynel, après avoir rendu hommage aux avocats des cinq barreaux du ressort, indiquait combien l’institution judiciaire, à laquelle concourent les avocats, est protectrice et non pas oppressive. Il soulignait à ce titre que « les avocats exercent une profession libérale mais aussi une mission de service public » en contribuant au fonctionnement de la justice. Il s’attachait également à souligner la rapidité de l’évolution d’une profession qui va être confrontée à l’émergence de l’intelligence artificielle : ces robots, « il vous reviendra de n’en faire que des supports ».

Une joie communicative.

Il était temps de laisser place à l’émotion des jeunes avocats et de leur famille. Tant il est vrai que « c’est un bel engagement que vous venez de souscrire », souriait le bâtonnier en s’adressant à ses nouveaux confrères.

 

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