Osez l’entreprise!, la contribution des avocats

Les avocats étaient en grève, ce jeudi 22 novembre. Ils avaient pourtant décidé de maintenir leur présence au salon « Osez l’entreprise » organisé par la chambre de commerce et d’industrie de Grenoble. « Cette manifestation a lieu une fois par an et il est important notamment pour les créateurs d’entreprise, de pouvoir rencontrer un avocat », expliquait maître Pierre BRASQUIES, l’un des avocats qui se sont relayés tout au long de la journée sur le stand du barreau. D’autant que ce salon était mis à profit pour faire connaître les inquiétudes de la profession quant aux dispositions législatives en cours de débat à l’Assemblée nationale. La motion adoptée par le conseil de l’ordre était ainsi à la disposition des visiteurs du salon.

Pierre BRASQUIES, l’un des avocats qui ont assuré la permanence d’information au stand du barreau des avocats de Grenoble.

Mais il s’agissait aussi de répondre à des questions précises sur l’entreprise et le droit. « La rédaction des statuts d’une société par exemple est un acte juridique et l’expertise des avocats en la matière ne peut être remplacée », soulignait Pierre BRASQUIES. Pour lui qui est spécialisé dans le droit des affaires et celui de la propriété intellectuelle, la création d’entreprise est un processus au cours duquel les bonnes questions doivent être posées au bon moment. « Il faut toujours rappeler que le créateur qui n’a pas immatriculé sa société est responsable sur ses biens propres de difficultés qui affecteraient le niveau de la trésorerie de l’entreprise, par exemple ». Dans le domaine de la propriété intellectuelle, « les petites structures peuvent elles aussi être confrontées à des problèmes, soit parce que le créateur n’a pas vérifié que la marque qu’il exploite n’était pas déjà référencée par une autre entreprise, soit parce que le défaut de protection juridique offre la possibilité à des tiers pas toujours bien intentionnés de contrefaire ses innovations ». Dans les deux cas, les conséquences de l’impréparation juridique peuvent être graves pour l’avenir de la structure.

Certes, le pire n’est pas toujours certain. Il n’en demeure pas moins que le conseil d’un avocat pris au bon moment, avant chacune des étapes de la croissance de l’entreprise, peut s’avérer précieux. Et qu’il serait dommage de s’en priver.

Toutes réalités dont les visiteurs du salon ont eu la possibilité de s’informer en parcourant ses allées et en s’arrêtant au stand du barreau des avocats de Grenoble.

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